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Sychar - Pastorale familiale Infos n° 14

Le couple touché par l’échec, la séparation, le divorce

Le Service diocésain de pastorale familiale avait invité à deux journées intitulées : « Le couple touché par l’échec, la séparation, le divorce. » La rencontre du 6 novembre à Mulhouse a rassemblé 17 participants, celle du 20 novembre à Strasbourg en a compté 29. Les groupes étaient composés d’hommes et de femmes, de personnes séparées ou engagées dans une procédure de divorce, de divorcés remariés et de couples venus pour réfléchir à des questions qui les touchent eux aussi.

L’objectif de ces journées était d’éclairer la manière dont les personnes ont à faire face à un véritable traumatisme. En effet il s’agit d’arriver à reconnaître le choc et ainsi de pourvoir prendre soin de leur blessure, en ne cherchant ni à la nier ni à la gommer. Nous avons tous vécu une séparation, celle du bébé d’avec sa mère. Dans le cas de la séparation du couple, le choc est amplifié par le fait qu’il tombe sur une « cicatrice » ancienne, sur cette première expérience de perte.

En petits groupes, un échange a permis de faire résonner des mots importants pour sortir d’un non-dit lourd à porter et d’engager une nouvelle réflexion autour de différents pôles (être soi, communiquer, sortir de l’isolement…) Puis un apport concernant les étapes de ce véritable de travail de deuil (auquel ces personnes sont confrontées), a remis chacun en face d’un itinéraire à parcourir. Un tel travail de deuil demande du temps et sans doute un accompagnement bienveillant pour sortir de la tristesse, pour entreprendre une démarche de pardon, pour arriver à se situer dans une nouvelle étape de sa vie.

Après ce temps d’écoute et de partage plein de retenue et de délicatesse, nous avons pu aborder ce que dit l’Eglise par rapport au divorce et à la question du non accès aux sacrements pour les divorcés remariés. La souffrance exprimée ne comportait pas d’animosité contre l’Eglise mais un désir de comprendre, d’écouter. Nous avons aussi pris conscience que la vie croyante ouvre de multiples manières d’être unis au Christ ; si grand que soit le sacrement de l’Eucharistie, il n’est pas l’unique lieu de la Présence de Jésus et de notre lien avec Lui.

Les bilans en fin de journées expriment l’attente d’une suite à ces journées. Les mots du bouquet final en disent long sur le chemin qu’ont parcouru les personnes sans que nous ne nous en rendions bien compte. Voici quelques uns de ces mots: accueil, échange, amitié, renaître, bol d’air, encore, écoute, partage, confiance, paix, communauté, empathie, espoir, ouverture, espérance, nourriture, service, éclairage, chemin, profonde sympathie, unité de cœur dans la peine, revenir à la vie, réconfort, force pour avancer, nouvelles perspectives, ouverture d’esprit, au-delà de l’échec un a-venir, EN-VIE. Les participants aux deux journées ont eu beaucoup de peine à se quitter, tant l’échange leur avait paru bénéfique et nourrissant.

Ces deux journées nous sont apparues comme un vrai temps d’Eglise. Nous en avons retenu de nouvelles pistes de travail : Comment nourrir l’amour ? Comment se reconstruire ? La question du pardon. Et aussi : comment préparer les jeunes couples au mariage ?

Gisèle Gaillot



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